Aux Arbres citoyens

Cet été, en tant que vice-président de l’association de quartier : Cauderes, j’ai participé à une réunion d’information pour mieux comprendre pourquoi la ville coupe des arbres ! Sont ils tous malade ? Sont ils tous dangereux ?


Cela aurait pu être un massacre à la tronçonneuse au petit matin comme ont connu les marronniers de la place Gambetta malgré les protestations véhémentes et pétitions des défenseurs des arbres.


Rien de tout ceci ; pas de scénario catastrophe lors de la réunion d’information au jardin du Moulin d’Ars du 18 juillet où nous étions conviés ainsi que les riverains pour consultation sur l’abattage de 4 arbres prétendument malades et dangereux dans un espace boisé classé.

Courrier dans ma boite au lettre


Après un exposé technique sur l’état sanitaire de ces arbres par le service arbres et foresterie métropolitaine, discussion s’en est suivie sur l’opportunité d’abattre ces arbres. Effectivement ces 4 arbres étaient malades et certains d’entre eux présentaient un risque pour les passants.

Fallait-il pour autant tous les abattre ? Pouvait-on imaginer un autre sort ? Certainement, comme un banc naturel où il fera bon se poser.

Arbre devenu blanc
Arbre penchant sur la route de Toulouse

Les arguments que j’ai présenté, épaulé par Olivier Cazaux membre d’Europe-Ecologie-Les verts, ont été convaincants. Deux arbres ont été sauvegardés, simplement étêtés car présentant une grande richesse pour la faune (insectes, petits rongeurs et chauve-souris….) qui s’y cachent, mais aussi pour les autres arbres et flore environnante par la présence des champignons qui nourrissent leurs racines.

Préservons la biodiversité
Les chauve-souris sont contentes !

Les spécialistes parlent de têtards, têteaux, tronches, rousses, émousses… Autant d’appellations régionales qui désignent les trognes, ces arbres d’essences variées dont on a taillé la partie supérieure – à l’image des légendaires platanes qui bordaient les routes du pays depuis Napoléon. Un documentaire invite à la rencontre de ces figures emblématiques de la préservation des écosystèmes sur Arte disponible jusqu’au 15 septembre 2019.

Une concertation réussie pour un résultat satisfaisant aux yeux de tous ! Ce petit petit havre de verdure coincé entre béton et asphalte qui nous apporte une bouffée d’oxygène et temporise cette canicule estivale.

Comme la lumière et l’air, l’eau est fondamentale pour la vie de l’arbre. Ils puisent l’eau dans les sols par leur système racinaire, puis l’acheminent jusqu’aux feuilles. Ensuite, elle s’échappe dans l’atmosphère sous forme de vapeur d’eau. Une fois enrichie par la photosynthèse, la sève descendante nourrit l’arbre.


Les arbres agissent comme de véritables éponges. Ils sont capables d’absorber six fois plus d’eau qu’une simple parcelle d’herbe de surface égale. Toute la pluie ne parvient pas au sol : une partie est captée par les feuilles. Le reste s’égoutte jusqu’au sol et l’eau est ainsi filtrée et purifiée.


Grâce aux arbres, nous respirons mieux. Lors du processus de photosynthèse, l’arbre absorbe du dioxyde de carbone et rejette de l’oxygène. Ainsi, les forêts constituent de gigantesques puits de carbone et participent activement à la lutte contre le réchauffement climatique.


Le bois classé participe aussi à la purification de l’air en filtrant les poussières et les pollutions microbiennes issues de l’activité automobile. La vitalité du bois est un indicateur de santé.


Il était important selon moi de préserver ces deux arbres, car barrière de Toulouse, il y en a de la pollution à filtrer…

MAxime Ghesquière, Vice Président de Cauderes